Trouver un avocat pour une entreprise de mode et luxe

L’industrie de la mode et du luxe totalise un chiffre d’affaires de près de 200 milliards d’euros. Il est donc normal qu’il nécessite un soutien juridique. Mais comment et pourquoi chercher un avocat spécialisé ?

Mode et luxe : les risques juridiques

Le luxe étant inaccessible à tout le monde, les imitations débordent sur le marché. Il faut de ce fait préserver les droits de propriété sur un produit ou une marque donnée afin de conserver le privilège d’une distribution sélective. L’intervention d’un avocat optimisera la protection de l’entreprise sur le plan de l’ingénierie financière mais aussi dans la conservation de ses droits face à la concurrence. Mais les hommes de loi n’agissent pas uniquement en vue de résoudre les litiges juridiques. Leurs compétences spécifiques leur permettent de représenter les intérêts d’une entreprise. Ce qui inclut, entre autres, les réglementations contraignantes ou nébuleuses.

Concrètement, quelles sont les prestations d’un avocat mode et luxe ? Il faut comprendre que l’avocat d’une entreprise œuvrant dans les domaines prestigieux assure le rôle de conseiller et de négociateur. L’avocat accompagne l’entreprise cliente dès les premières esquisses jusqu’à la présentation d’un produit au grand public. Il doit faire preuve d’un sens analytique aigu en vue d’anticiper les problématiques spécifiques à chaque entreprise. L’avocat est de ce fait tenu d’offrir une solution juridique pertinente et sur-mesure afin de défendre les droits de création. L’homme de loi peut donc exercer dans l’habillement, l’horlogerie, les accessoires, la parfumerie et autres secteurs d’activité ayant rapport à la mode et/ou au luxe.

Ses connaissances en droit du design constituent un atout de taille. Il s’agit en effet d’un élément stratégique sur lequel repose l’essor financier de l’entreprise. L’avocat intervient de ce fait pour faire valoir l’identité d’un design et assurer qu’il ne sera pas contrefait. Il faut par ailleurs tenir compte des risques internes. Un styliste ou un créateur pourrait éventuellement s’approprier les droits sur un article si l’entreprise qui l’emploie ne prend pas des mesures préventives. Imaginons qu'un styliste de chez Minelli travaillant sur un nouveau patron de chaussures pour femme, une paire de boots pour femme par exemple dont la conception est déjà bien avancée, soit débauché par une entreprise concurrente. Si la propriété intellectuelle de Minelli n'est à ce moment-là pas déjà revendiquée comme il se doit, le styliste peut tout à fait partir avec son projet d'idée et le faire valoir chez le concurrent !

Trouver un bon avocat, est-ce suffisant ?

La notion de « bon » ou de « mauvais » avocat est assez complexe. Certaines entreprises privilégient les années d’expérience, d’autres ont une préférence pour les jeunes diplômés nourrissant une motivation sans limites. Le bouche-à-oreilles est fortement plébiscité mais là encore, les avis peuvent diverger car les critères d’appréciation ne sont pas obligatoirement identiques. Il est de ce fait préconisé de s’assurer que l’avocat sélectionné dispose de connaissances réelles en droits de la mode et du luxe.

Il serait logique de déléguer tout ce qui a attrait aux réglementations et aspects juridiques d’une entreprise à l’avocat qui la représente. Néanmoins, en tant que dirigeant, il est toujours conseillé d’avoir des notions basiques sur les méthodes de sécurisation des pratiques commerciales. Des sites comme Crefovi et Les Echos Formation proposent justement des sessions s’articulant sur différentes thématiques dont les droits des entreprises de luxe et mode. La connaissance des rudiments des droits du marketing aura une efficacité complémentaire avec les prestations de l’avocat.

 

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